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Cannes, Cannes, Cannes, fait nous voir le jour. Cannes, Cannes, Cannes fait nous… Ah non pardon ce n’est pas ça.

Le grand Prix du festival de Cannes est enfin sortie en salle. Le film coup de poing de Robin Campillo « 120 battements par minute » a remué nombreux d’entre vous.

On m’avait dit « prend des mouchoirs, prépare toi à pleurer »… mouais…

Je dois dire que j’ai été sacrément secouée par le sujet, mais je me suis aussi dit « bon, ok… Y’a du cul, des hommes nus, des longueurs, un sujet choc, c’est parfait pour Cannes ».

Au début des années 90, le SIDA fait de plus en plus de victimes. Le groupe d’activistes Act Up Paris décide d’affronter le gouvernement face à ce silence qui engendre chaque jour de nombreux malades. Le peuple doit être au courant, cette maladie est incurable et n’atteint pas que les homosexuels. Il faut se protéger, il faut agir.

Nahuel-Perez-Biscayart-dans-120-battements-par-minute-de-Romain-Campillo-cinema-cannes-film

J’ai été réellement touchée par ce sujet. Surtout à cette époque que je n’ai pas connue. Cela me semble tellement incroyable que l’on ait pu agir (ou ne pas agir) de la sorte, nous, être humain, eux, le gouvernement. Pourtant c’était ainsi.

Les personnages du film supra attachants nous embarquent dans leur révolte plus que censée et j’ai été émue, oui.

Mais sur la fin, j’ai trouvé cela glauque, plus que touchant… Pourquoi aller jusque là ? Sûrement pour nous présenter du trash et marquer les esprits (tout comme les scènes de sexe qui m’ont rappelée La vie d’Adèle, sans l’aspect artistique des plans).

Je comprends qu’un tel sujet, qu’un tel film, remporte des prix, c’est beau et honorable d’afficher au grand jour une situation si difficile et scandaleuse, mais j’ai quand même été déçue quand au ressenti. Le too much m’a bloquée dans mes sentiments. D’ailleurs j’étais accompagnée par maman, qui a vécu cette époque, et m’a dit avoir assisté à un très bon documentaire. Le réalisme troublant aurait-il été au dépend de la réussite de la fiction ?

Je pense donc qu’il y a du bon comme du mauvais, dont le no limite qui aurait peut être pu être contrôlé.

Pour rester sur du positif, je n’ai pas encore parlé du casting : excellent, voir même exceptionnel si je commence par le jeune Nahuel Perez Biscayart (Sean). Il est tellement incroyable. J’espère qu’il ira loin. Ses camarades Arnaud Valois (Nathan), Antoine Reinartz (Thibault) et Adèle Haenel (Sophie) étaient également tous à la hauteur de ce dur message qu’ils nous transmettaient.

Bref, un très bon film engagé qui possède tout de même quelques défauts. A voir pour les avertis.

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