Consultez nos archives

Oui, vous vous demandez pourquoi je me suis rendue en salle voir « 50 Nuances plus claires ». Et bien tout simplement pour boucler la boucle et profiter d’une soirée entre filles.

J’avais découvert le premier épisode par curiosité (après lecture du roman, et une communication autour de l’oeuvre inévitable, au sens propre du terme). Evidemment rien d’extraordinaire, mais l’envie de savoir « pourquoi », de connaitre l’histoire des protagonistes, m’avait poussée à me rendre en salle visionner le 2nd volet. Cette fois-ci l’ambiance « soirée filles » m’avait permis de supporter la réalisation malgré toutes les grossières erreurs scénaristiques, et une mise en scène plus que médiocre. Le 1er opus avait au moins le mérite de s’assumer, contrairement aux deux derniers où le réalisateur James Foley semble sacrément bridé. Ici, je n’ai même pas de mot tant ce dernier épisode me semble être de l’argent jeté par les fenêtres.

Jeune mariés, Ana et Christian profitent de leur nouvelle vie à deux. Mais cette vie de luxe ne sera pas des plus tranquilles. A peine posés, une menace vient perturber la tranquillité des deux tourtereaux, allant jusqu’à mettre leur vie en danger.

50-nuances-plus-claires-suite-et-fin-trilogie

Là où l’épisode reste dans la lignée des précédents, c’est sur le ridicule. Par contre la relation sadomasochiste du couple n’a plus de raison d’être. Plutôt ballot quand on pense qu’il s’agit du fondement de la saga.

Le film tente d’apporter un soupçon de suspens à l’intrigue, mais cela est totalement raté. Le seul fil rouge concerne le personnage de Jack Hyde (toujours interprété par Eric Johnson) dont on comprend rapidement la motivation simplissime, et dont la prévisibilité en devenait épuisante.

J’ai bien ressenti l’envie de l’auteur (puisque j’imagine que cela est dans le roman d’E.L. James ) de faire évoluer ses personnages. Ana (Dakota Johnson, toujours aussi absente) prend enfin le dessus sur Christian (Jamie Dornan), ce qui se voulait assez psychologique et moderne dans son aspect girl power. Mais cela ne fonctionne pas. Tout simplement car l’on avait rien appris sur Monsieur Grey au préalable. Ok, il est adopté et a été initié par une amie de sa mère, mais c’est tout ? On ne creuse pas plus ?

50-nuances-plus-claires-suite-et-fin-trilogie

Franchement, le tiers du scénario global est fondé sur le personnage de Christian, étrange, sombre. Et vouloir le faire évoluer, s’adoucir au fil de l’écriture, avait un intérêt si toutes fois on s’y était attaché… Ici, cela sent juste la facilité. Christian tombe amoureux, lâche sa personnalité pour se laisser finalement dominer par Anna. Je comprends que cela puisse plaire aux adolescentes, mais pour une adaptation au cinéma, cela aurait dû être plus travaillé.

La finalité est que l’on fait face à un film qui ne semble plus rien avoir à raconter. Et on s’ennuie. Profondément. Je n’ai même pas réussi à tourner les séquences au second degré pour rire un peu…

Je crois que Télérama résume parfaitement mon ressenti :

telerama-critique-50_nuance_plus_claires

Bref, une conclusion de trilogie que je trouve scandaleuse.  A voir pour clôturer la saga sur le ton que l’on imaginait depuis le début, c’est à dire naze.

Ci-dessous, la bande-annonce :

  • Laura Avr 21, 2018

    Ouais c’était l’occasion : la soirée filles. Mais bon rien de fou. Pareil j’avais lu les livres et ça m’avait suffit. La fin est un peu grossière.

  • Nom (Obligatoire)

  • E-mail (Obligatoire, mais ne sera pas rendu visible)

  • Site (Facultatif)

  • Commentaire (Obligatoire)

*