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Bon… J’en parlais dans mon précédent article, le cinéma français a tendance à souvent traiter des mêmes sujets (où du moins le cinéma français grandement distribué). Ici, le réalisateur Vianney Lebasque nous propose un film inspiré d’une histoire vraie, « Chacun pour tous ».

Je dois dire que le sujet de fond me plaisait beaucoup. Où est la limite entre le bien et le mal ? Le résultat est propre. Simple. Façon TV film. Rien à véritablement reprocher mais rien à faire remarquer de positif non plus.

Martin est l’entraineur de l’équipe de France de Basket Ball des déficients mentaux. A quelques semaines des Jeux Paralympiques , ses meilleurs joueurs le lâchent et il risque de perdre des subventions indispensables pour la survie de la fédération. Prêt à tout, Martin décide de tenter un coup de poker. Compléter son effectif avec des joueurs valides. Il était loin d’imaginer ce qu’il allait alors ce passer à Sydney…

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Le sujet du handicap est délicat. On se dit que non, on a pas le droit. Et pourtant… J’ai passé un agréablement moment en salle.

J’ai surtout beaucoup réfléchi. En fin de séance, il s’est passé un quiproquo assez intéressant. J’étais accompagnée de ma maman, qui m’a dit : Ce qui est dramatique, c’est que c’est vrai.  Ce à quoi je lui ai immédiatement répondu : Je sais pas. Elle m’a alors répété sa phrase, pensant que je n’avais pas compris que c’était une histoire vraie. Je lui ai donc expliqué que j’avais très bien compris. Malheureusement, je ne sais pas si c’est un mauvais geste. J’ai le sentiment que le film tend à dire que non. Jusqu’ou peut/doit on aller pour sauver une cause qui nous tient à coeur ?

Motivation honorable ou égoïste, le personnage principal de Martin, interprété par le grand Jean-Pierre Darroussin, laisse planer le doute.

J’en profite pour vous parler du reste du casting dont j’étais plutôt satisfaite. Olivier Barthelemy (Pippo), Vincent Chalambert (Freddie), Clément Langlais (Yohan), Jérémie De Nicola (Michel), Estéban (André) et la ravissante Camélia Jordana (Julia) . Le seul débat était sur Ahmed Sylla (Stan), qui m’a paru crédible, mais que certains de mes collègues n’ont pas trouvé à sa place. Peut-être était-ce simplement une question de mood. (Et puis, je l’avoue, on sent que l’acteur a été choisi pour son appeal actuelle).

Bref, le long-métrage ne casse pas trois pattes à un canard mais vaut le détour. Simplement parce qu’il re-dévoile au public une aventure osée que je ne saurai définir de bonne ou mauvaise sur un plan moral.

Ci-dessous la bande-annonce :

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