Douleur et Gloire

Image titre : Copyright Studiocanal / El Deseo 2019

Difficile de se replonger dans l’écriture après ces mauvaises nouvelles et nombreuses semaines d’absence. Je vais toutes fois essayer pour les retardataires, de vous donner en quelques mots mon avis sur les films vus en salle l’été dernier. C’est parti pour le premier article de la saga « on rattrape tout ».

Et pour commencer, rien de tel qu’un classique Almodovar. J’avais raté « Douleur et Gloire » au festival de Cannes. Pourtant, à mon arrivée, il était encore en tête pour la palme. 11 critiques sur 15 étaient convaincus (avant de se faire écraser par Parasite). J’étais donc sur-motivée pour le voir en salle. Et comme vous vous en doutez, je n’ai pu être que déçue.

Mes attentes étaient surement trop fortes. On y retrouve un message de fond fort comme le cinéaste aime à nous les partager, et une émotion intense, mais il m’a manqué la folie. Peut-être dû à la difficulté, de nous présenter un pseudo auto-portrait.

Douleur et gloire nous conte la vie d’un réalisateur en souffrance. Allant de sa plus tendre enfance en souvenirs, au présent bien difficile à maîtriser. Au travers de ses rencontres, l’auteur nous avouera ses craintes, dont celle effrayante de l’incapacité de tourner à nouveau…

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Copyright Studiocanal/El Deseo 2019 / Manolo Pavón

C’est sûr que l’on est loin des amants passagers. On retrouve les couleurs vives et ce côté loufoque affectionnés par le réalisateur, mais la bonne ambiance est loin d’être au rendez-vous. Pedro nous présente l’histoire d’un homme guidé par ses désirs, le tourment d’une vie, et la puissance du cinéma.

Je ne m’y attendais pas, bien que le titre aurait pu me mettre la puce à l’oreille. Une douceur qui casse un peu les codes habituels de l’artiste mais ouvre les portes à un film vrai. Ou pas d’ailleurs. Car comment distinguer le véritable auto-portrait dans tout ça ?

Côté casting, j’étais ravie de voir à l’écran Penélope Cruz. Et Antonio Banderas est reparti avec le prix de la meilleure interprétation au festival de Cannes cette année.

Bref, je ne suis pas sortie de la salle le sourire aux lèvres. Pourtant « Douleur et gloire » est un film tendre et généreux, mettant en avant la force du cinéma ! A voir sans faute pour sa culture personnelle.

Ci-dessous la bande-annonce :

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