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A l’occasion de la sortie officielle du dernier film de Jean-Jacques Annaud, « Or Noir« , nous en profitons pour vous faire un résumé de notre rencontre avec le réalisateur il y a une quinzaine de jours.

Fans que nous sommes et avant-première Montpelliéraine oblige, nous étions au rendez-vous ! Après la projection du dernier chef d’oeuvre du réalisateur français, celui-ci est venu répondre aux questions des spectateurs.

Or-Noir-film-annaudPour commencer, nous venions de voir un film magnifique sur le monde arabe des années 30 et l’arrivée des européens à la conquête du pétrole. Le film nous présente l’histoire de deux communautés arabes, l’une pour le partage et le commerce avec les européens, l’autre pour la préservation des terres. Une histoire de deux chefs de tribu qui n’hésiteront pas à entrainer leur famille et leur peuple dans une guerre dévastatrice.

Résultat, nous en avons pris plein les yeux ! Une interprétation parfaite et un spectacle bluffant ! En effet, il n’a fallu pas moins de 300 chevaux et dromadaires pour réaliser les scènes de combats, la moyenne des figurants était de 200 personnes par jour, pouvant atteindre les 1000, bref une organisation énorme qui prit au réalisateur ainsi qu’à son équipe des mois de préparation.

A la fin du long métrage, Monsieur Annaud est venu nous expliquer son choix, pourquoi ce film ? Et bien tout simplement car ce grand voyageur est tombé amoureux de ces régions, et, en ce documentant pour d’autres tournages, il eu la folle idée de réaliser une oeuvre  un tant soit peu « historique ».

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L’ambiance s’est ensuite détendue, laissant place aux anecdotes telles que celle d’Antonio Banderas, qui, lors de son « casting » (je le note entre guillemets car Jean-Jacques Annaud est allé le voir en personne), Antonio a souhaité montrer son « sang » arabe en reproduisant un moment de vie, le service du thé à la menthe ! (rappelons que l’Espagne fut pendant de nombreuses années un territoire arabe). Nous avons également eu le droit à des anecdotes des précédents films, tels que Sean Connerie, qui, ayant froid aux pieds, souhaitait marcher en « moon boots » pendant le tournage du film « Le Nom de la rose »… Vous imaginez donc les longues discussions qu’il y a pu avoir entre le réalisateur et l’acteur.

Une autre question retenue, fut celle du choix des acteurs? Monsieur Annaud raconta qu’il souhaitait montrer cette mixité, cette diversité du monde arabe. C’est pourquoi, il a choisi de représenter les peuples colonisés par les européens (les « arabes aux yeux bleux ») par Mark Strong, les arabes « blanc » tel que Tahar Rahim (acteur du succès de Jacques Audiard, « Un prophète »), les personnes de couleurs comme Liya Kebede pour l’Ethiopie, les indiens avec Freida Pinto et les « noirs » tel que les Camerounais avec Eriq Ebouaney.

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Les dernières questions portaient sur le monde arabe et la religion musulmane, car, dans le film, le Coran est « retourné » dans tous les sens et de nombreuses remarques sont faites sur la place de la femme. Mais, d’après le réalisateur, le film fut trés bien accepté dans les pays arabes. Ces spectateurs, qu’il qualifie de  « bons vivants », ont beaucoup ri et ont même remercié le réalisateur pour avoir montré cette vision du monde arabe bien différente de d’habitudes.

Pour terminer, le réalisateur a souligné le fait que des mois de recherches, suivis d‘une année d’écriture et de nombreux mois d’organisation, sont nécessaires à la réalisation d’un tel film.

jean-jacques-annaud-gaumont-multiplexe-montpellierAprès toutes ces informations, il ne nous reste plus qu’à vous conseiller d’aller voir un long métrage aux décors somptueux et aux costumes magnifiques. Comme dans tout bon film de Jean-Jacques Annaud, le spectacle et l’émotion sont au rendez-vous !

Petit bémol : Le doublage français du personnage anglais est un peu « abusif ». Lors de son intervention, le réalisateur reconnu que c’était une erreur de sa part d’avoir voulu insister sur l’accent étranger du personnage (celui-ci frise en effet le ridicule).

A vous de juger à présent, voici la bande annonce :

  • Christelle Nov 28, 2011

    Je n’ai pas encore vu « Or Noir » mais il est vrai que comme pour chaque film de Jean-Jacques Annaud, les critiques sont partagées (excepté « Sa majesté Minor » qui s’est littéralement fait assassiné par le milieu du cinéma).

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