Lion

Présenté comme le nouveau Slumdog Millionaire, la campagne de communication de « Lion » m’exaspérait déjà avant sa sortie.

Heureusement mon amour pour ce genre d’œuvre, et tout simplement pour l’Inde, a surmonté cet agacement. J’ai donc profité pleinement de la réalisation de Garth Davis.

Quelle performance ! Bien qu’il soit essentiellement porté par ses acteurs et que la finalité ne soit pas à la hauteur de sa première partie, j’ai été convaincue par ce mélo qui ne prend malheureusement pas trop de risques.

Saroo n’a que 5 ans quand il se retrouve embarqué par un train qui l’amènera à des milliers de kilomètres de sa famille. Perdu, le petit homme va devoir survivre seul dans l’immense ville de Calcutta. Après de nombreux mois il est recueilli par un orphelinat et se fera adopter par une famille Australienne. Mais 25 ans plus tard, il continue de penser à son frère et sa mère, surement anéantis par sa perte. A l’aide de ses souvenirs et google Earth, il essayera par tous les moyens de retrouver son village dans un pays comptant plus d’un milliard d’habitants.

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Wouahou, le petit Sunny Pawar (Saroo jeune) est tout simplement incroyable. J’ai eu la chance de profiter du film en vostfr et suis restée captivée par l’expression de ce jeune acteur prometteur (il était tellement touchant dans sa langue maternelle, et je ne pouvais m’empêcher de penser à la vie de ces jeunes indiens avant leur repêche par Hollywood).

Une histoire vraie, triste, dure, c’est bouleversant. Quand l’on pense que plus de 80 000 enfants indiens se perdent chaque année… Quel malheur ! Bien que le spectateur soit doucement guidé jusqu’à une happy-end attendue, j’ai été captivée par cette terrible épopée.

La seconde partie du film est portée par le grand Dev Patel (Saroo adulte). Mais je me suis vite détachée d’une finalité qui se résume à une simple recherche internet…

Rien de plus, rien de moi, amateur d’aventure, ce film pourrait s’apparenter par moment à un feel-good movie, et fait son job de divertissement.

Petit aparté avant de terminer, Nicole Kidman (Sue, la mère adoptive) que je n’avais pas vue à l’écran depuis un bout de temps, n’a toujours pas perdu son talent.

Bref, on peut reprocher à « Lion » énormément de choses, mais l’émotion ressentie m’amène a une conclusion plutôt positive.

Ci-dessous la bande-annonce :

4 pensées sur “Lion

  • 2 mai 2017 à 9 h 24 min
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    La promo en France m’a déçue et Nicole Kidman exaspérée. Certes c’est une grande actrice on ne peut pas lui reprocher mais elle me parait froide, distante, sans aucun engagement pour ce qu’elle vend. Bref la promo a eu raison de ma non-venue en salle.

  • 2 mai 2017 à 9 h 39 min
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    Arf, en même temps le rôle proposé dans ce film lui demandait d’avoir cette image…

    Moi c’est plus l’aspect « marketing » de Slumdog Millionaire qui m’a insupportée… Un film avec des Indiens a marché alors maintenant on ne communique qu’à travers ça… Ridicule…

  • 3 mai 2017 à 18 h 16 min
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    T’exagères y’a rien eu d’autres entre temps sur le thème de l’indien désoeuvré non ?! Au moins ça nous permet de découvrir des acteurs talents mais sans plus.

  • 3 mai 2017 à 19 h 13 min
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    Comment ça j’exagère ? Justement c’est bien ce que je dis… Même si il y a eu plusieurs films, le marketing s’en fou et la joue « grand public beta » nouveau Slumdog, alors que ça n’a absolument aucun rapport à part l’inde et l’acteur…

    Je trouve ça naze, sans originalité, sans créativité etc.
    (Je parle bien de la campagne de com là)

    Mais bon, ça doit être la frustration de la communicante qui parle 🙂

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