L’Odyssée

Frustrée de ne pas avoir pu plonger sur Marseille ce week-end suite à un petit souci de santé, je me suis rendue en salle espérant profiter des fonds marins avec la dernière réalisation de Jérôme Salle, « L’Odyssée ».

Ayant entendu des retours mitigés sur le film, j’essayais de m’y rendre sans à priori, dans l’espoir de découvrir des choses sur un homme dont certains documentaires ont bercé mon enfance.

Le verdict, dur à dire. Ce long-métrage m’a dérangée… Mais je n’arrive pas à savoir pourquoi… Peut-être que le sujet de fond face à la situation de la planète actuelle, ou cette histoire, cette relation père/fils difficile, ne m’étaient pas supportables hier soir… Allez savoir…

Quoi qu’il en soit, je l’ai attendu longuement et peux tout de même affirmer qu’il s’agit d’un très bon biopic (bien que j’ai été quelque peu déçue par le manque d’images spectaculaires…).

Jacques-Yves Cousteau, un homme ambitieux, possède tout ce dont un homme pourrait rêver, une femme, des enfants, une superbe maison donnant sur la mer… Mais il ne souhaite qu’une chose, découvrir les océans. Avec son invention permettant aux hommes de respirer sous l’eau (le scaphandre autonome et le détendeur), il n’hésitera pas à tout sacrifier pour partir à la conquête d’un monde qu’il mettra parfois en danger.

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Pour commencer, je ne m’attendais pas du tout à ce genre de réalisation. J’étais face à un film humain. Une histoire centrée sur un homme (qui fut une grande partie de sa vie centré sur lui même) qui rêve d’explorer l’océan.

Il est donc dommage de ne pas vivre sous l’eau tel que Cousteau et son équipe. Je m’attendais à découvrir des images aquatiques incroyables, les différents teasers nous laissant apercevoir quelques scènes spectaculaires. Mais non, il n’y avait rien de plus.

J’ai apprécié le fait que Jérôme Salle dénonce les mauvais côtés de JYC. Même si la presse, les rumeurs, s’en étaient déjà chargés, il nous confirme que la majeur partie de la carrière de Cousteau n’était que du vent.

Un homme qui fut toute sa vie en quête d’argent, pour vivre « tranquillement sur son bateau » et ne présenter que du faux aux spectateurs, quitte à mettre la planète en danger sans aucun scrupule. (On pense notamment au film ayant reçu la Palme d’Or en 1956, « Le monde du silence », dont certaines scènes nous paraissent aujourd’hui insoutenables).

Il est également très intéressant de voir l’évolution de ce personnage, à travers le regard de son fils Philippe. N’hésitant pas à lui rappeler ses défauts, admirant et détestant son père à la fois.

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Malgré quelques longueurs, l’oeuvre nous transporte progressivement vers une conclusion plus actuelle. L’écologie.

Une prise de conscience qui fut possible grâce à Philippe, et qui entrainera les deux hommes à fonder la « Cousteau Society » afin de protéger ce monde méconnu.

Le cinéaste nous confirme dans son générique que son long-métrage n’a aucun lien avec cette société. Il s’est inspiré de la biographie de JYC et de nombreux témoignages de son entourage dans le but de nous présenter un scénario honnête.

Concernant le casting du film, il est bien entendu parfait : Lambert Wilson est idéal dans la peau du commandant Cousteau, et Pierre Niney est, comme à son habitude, irréprochable dans le rôle de Philippe. Mention spéciale également à Audrey Tautou (Simone Cousteau) dont le vieillissement hyperréaliste m’a bluffée.

Un biopic qui nous apprend des choses (JYC était un homme à femmes, je ne savais pas… Simone Cousteau vivait en continue sur le Calypso, ses financements venaient essentiellement des USA et non de Monaco etc.).

Et un film qui disculpera peut-être légèrement les actes d’un homme, obnubilé par son envie de savoir !

Ci-dessous la bande-annonce :

Une pensée sur “L’Odyssée

  • 14 novembre 2016 à 15 h 02 min
    Permalink

    Je ne m’attendais pas du tout à ce type de personne. Je suis vraiment étonnée. C’est bien le choix du réalisateur d’axer le film dans ce sens.

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