Pacific Rim

Le dernier film de Guillermo Del Toro, « Pacific Rim », a provoqué un gros débat sur la toile. En effet, ce long-métrage a fait beaucoup de bruit ces derniers mois pour finalement nous présenter un blockbuster visuellement impressionnant, mais regroupant tous les clichés insupportables des films du genre.

Les kaijus, des monstres venus d’un autre monde envahissent la terre et entament sa destruction. Pour lutter contre eux, les hommes ont dû créer des jaegers, des robots géants pilotés par l’esprit humain. Simplement ces robots sont trop puissants pour un seul homme, deux pilotes doivent dériver* avec lui. Leurs cerveaux ne feront plus qu’un, leurs souvenirs seront mélangés,  ils seront ainsi parfaitement synchronisés et aptes au combat. Mais les kaijus sont de plus en plus énormes, et les jaegers deviennent inefficaces. L’espoir de l’humanité va alors reposer sur les épaules d’un ancien pilote et d’une jeune femme assoiffée de vengeance, à bord  d’un jaeger d’ancienne génération.

 robot_action_del_toro__guillermo_cinema_film-pacific-rime.jpg

Il y a tellement de choses à dire sur cette réalisation que nous ne savons pas par quoi commencer. Peut-être par le fait que c’est beaucoup trop long. Les effets visuels sont si intenses et les plans si souvent rapides et zoomés que l’on se perd dans l’image, cela doit vraiment être horrible à voir en 3D…

Viennent ensuite les dialogues, vraiment mauvais…  Même si l’on doit avouer que l’on s’y attendait un peu, ce principe du film d’action avec des dialogues ridicules ne devrait plus exister, le genre devrait faire autant d’effort que les autres sur le sujet.

En ce qui concerne les personnages, nous faisons face à une équipe stéréotypée au possible : le héros rebelle et beau-gosse, le lieutenant qui se laisse dépasser par ses émotions et… les russes et les chinois qui, comme à chaque fois, sont les pros de la technologie et du marché noir. Quant au duo de scientifiques, il est tout simplement insupportable. Non pas qu’on en veuille à Charlie Day (Dr. Newton Geiszler) ou à  Burn Gorman (Gottlieb, le boiteux), mais le côté surjoué des personnages nous donne simplement l’envie de les gifler !

Pour continuer, nous parlerons des monstres, les kaijus. Ne trouvez-vous pas qu’ils sont terriblement moches ? Trop sombres et tous identiques ? On a du mal à distinguer leur morphologie

Pour terminer faisons un point musique (réalisée ici par le talentueux Ramin Djawadi), un critère dont on ne parle pas souvent. Elle aussi est agaçante à la longue car on écoute constamment  le même thème du début à la fin, et cela finit par nous sortir par les oreilles ! Ecouter ICI

En résumé, tous les clichés imaginables sont regroupés dans un seul et même film !

C’est dommage car le concept du film est réellement intéressant : Des robots géants dirigés par deux hommes dont les cerveaux sont connectés (Le principe des rêves partagés laisse de nombreuses possibilités). Pourtant, le scénario reste vraiment classique, ils n’utilisent absolument pas les opportunités que leur présentait cet univers.

SPOIL : Afficher

La dérive* fonctionne dans les deux sens. Les deux êtres connectés ne font plus qu’un : informations, émotions, souvenirs sont partagés. Lorsque Dr. Newton Geiszlerdérive* avec le cerveau d’un Kaiju, il en apprend énormément sur leurs plans et sur le moyen de les arrêter. Les Kaijus, quant à eux, semblent ne retenir que deux choses : les humains vont essayer de détruire la faille spatiotemporelle qui leur permet d’entrer sur Terre et « il faut trouver le scientifique » (les Kaijus possèdent une intelligence collective : ce qu’un Kaiju sait, tous les autres le savent aussi.) Celui-ci est ensuite recherché par les Kaijus. Quand ces derniers le trouvent enfin (dix bonnes minutes plus tard), il ne se passe absolument rien. Le Kaiju parti à sa recherche fait demi-tour. Les scénaristes auraient pu/dû jouer sur l’interaction entre ces deux mondes (d’autant plus que ce genre de connexion avait déjà eu lieu). Bref, reprenons. Pendant cette dérive, nous apprenons que les Kaijus essaient à nouveau d’envahir la terre (après un essai infructueux pendant le jurassique – c’était donc eux les dinosaures !). Ce n’est qu’à la fin du film qu’on entrevoit de nouveau un morceau de scénario. Nous apercevons l’espace d’un instant, avant l’explosion, un être qui semble être le cerveau de la chose. Enfin bref… ils auront préféré nous montrer un méga robot exploser un méga monstre à coups de paquebot… C’est leur choix !

 

Les acteurs principaux : Charlie Hunnam (Raleigh Becket), Idris Elba (Stacker Pentecost) et Rinko Kikuchi (Mako Mori), loin du-star système blockbuster, tiennent bien leur rôle de sauveurs du monde. Nous ne reviendrons pas sur les deux scientifiques, quant à Ron Perlman (Hannibal Chau), il a réussi à nous énerver malgré le peu de temps où il apparaît à l’écran.

Ce que nous ne pourrons en aucun cas reprocher à cette oeuvre, ce sont les effets spéciaux :  magnifiquement réalisés, on s’en prend plein les yeux pendant plus de 2h !! Les fans de super-robots et super-monstres seront ravis.

Quoi qu’il en soit, un numéro 2 est déjà prévu mais ne sera pas obligatoirement réalisé par M. Del Toro. Le film ayant était relativement bien accueilli par la presse et ses spectateurs, cette nouvelle devrait faire des heureux.

Bref, beaucoup de critiques négatives pour ce blockbuster. Nous sommes simplement déçus qu’avec un tel budget, l’équipe du film n’ait pas profité de toutes les opportunités qu’elle avait.

Ça passe le temps… sans plus…

Ci-dessous, la bande-annonce :

Dérive* : connexion entre deux cerveaux, mémoire et rêves partagés.

4 pensées sur “Pacific Rim

  • 13 août 2013 à 13 h 35 min
    Permalink

    Tu te prends une claque visuelle ! Mais y’a que ça de bien ^^

    (Reported from Facebook)

  • 13 août 2013 à 13 h 37 min
    Permalink

    La critique est bien faite j’avoue. Pourtant j’ai bien aimé, le concept est assez sympa.

  • 13 août 2013 à 14 h 04 min
    Permalink

    Bonne Critique la Mary! Je me suis retenue pour par lire le Spoiler car il est vrai que même si tu ne le conseille pas des masses, il n’est pas impossible que j’aille le voir ou que je le regarde plus tard ^^

  • 13 août 2013 à 14 h 46 min
    Permalink

    Pacific Rim, ou comment produire un film « pot-pourri » des meilleurs clichés sur les films d’action. Scénario qui aurait pu être intéressant mais qui n’est pas exploité, dialogues minables (notamment les scientifiques), humour à nous faire regretter Austin Powers, remplissage à base d’effet spéciaux et de boum boum. Le film ne va au bout de rien, et on en apprend tellement peu qu’au final, on ne reste même pas sur notre faim, on a juste l’impression d’avoir vu un film creux.

    En tout cas, y a pas à dire… Mais remplir 2h15 de film avec un scénario qui tient sur 3 lignes ça force le respect.

    A ce rythme là, ils vont pouvoir en produire 15 sans se forcer. Bonne nouvelle pour ceux qui ont aimé.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.