Consultez nos archives

Le moins qu’on puisse dire, c’est que nous n’étions pas emballés à l’idée d’aller voir une comédie française qui semblait lourde et déjà vue… Encore une adaptation de BD, le cinéma français est parfois triste à voir en terme d’inspiration… Enfin, cela aura au moins l’avantage d’étendre l’univers de la bande-dessinée au grand public.

Bertrand Tavernier cherchait depuis longtemps à faire un film politique, et c’est avec « Quai d’Orsay » qu’il a trouvé le ton adéquat.

Alexandre Taillard de Worms n’est autre que le ministre des affaires étrangères en France, son charisme lui permet d’imposer à ses équipes les choix les plus fous. Pourtant son principe est simple : légitimité, lucidité et efficacité. C’est ce que va découvrir Arthur Vlaminck, un jeune diplômé de l’ENA qui vient d’être embauché en tant que chargé de « langage ». Sa mission, écrire les discours de Monsieur le Ministre, rien que cela. Entre trahison et mauvaise foi, Arthur va devoir se débrouiller pour garder son calme et imposer ses idées en finesse. 

BD_quai_d-orsay_adaptation_film

Bien… Hmmm….

C’est avec Thierry Lhermitte (Alexandre Taillard de Worms) et Raphaël Personnaz (Arthur) que le réalisateur a tenté l’aventure. Nous disons « tenté » car pour nous c’est un véritable échec.

Malgré le bon niveau du casting (Niels Arestrup, Julie Gaye, Bruno Raffaelli), le film parait interminable, nous sommes dans un lieu clos, tout se joue sur le caractère insupportable d’un seul et même personnage très stéréotypé.

La BD de Christophe Blain et Abel Lanzac doit sûrement être très agréable à lire, même drôle, d’ailleurs le chara-design de ses personnages accentue ce côté coup fourré que l’on peut retrouver dans le milieu politique. Malheureusement au cinéma ça ne marche pas du tout !

Le réalisateur n’arrive pas à nous faire tomber dans cette caricature de Villepin qui fonctionne apparemment dans la BD. Nous enchaînons alors les clichés et autres vannes pesantes. Que c’est longQue c’est lourd... Cela ne nous aura même pas décroché un sourire mais une multitude de soupirs…

Bref, le cinéma français devrait peut-être penser à  solliciter ses scénaristes, une bonne bande-dessinée ne fera pas forcément un bon film, ce qui est d’autant plus dommage quand de nombreux talents attendent derrière les portes des grandes productions.. Attention à la facilité, elle renvoie souvent à la fainéantise et donc à l’échec !

Ci-dessous, la bande-annonce :

  • Laura Déc 14, 2013

    Je te trouve un peu dur quand même!!
    Certes ce n’est pas le film de l’année mais on voit une bonne caricature de la vie politique.

  • Nom (Obligatoire)

  • E-mail (Obligatoire, mais ne sera pas rendu visible)

  • Site (Facultatif)

  • Commentaire (Obligatoire)

*