Rocketman

Cela faisait quelques semaines que nous étions régulièrement teasés par « Rocketman », la dernière réalisation de Dexter Fletcher.

Un biopic sur Elton John. Je dis oui ! J’ai toujours adoré cet artiste qui a d’ailleurs beaucoup donné au monde du cinéma (je pense à Moulin Rouge, au Le Roi Lion…).

Pourtant, le genre biopic est souvent difficile à mettre en place. Trouver une rythmique en nous contant l’histoire d’un seul et même homme est délicat. Mais l’auteur a su trouver la solution. Un univers fantastique, et un long-métrage métissé avec une comédie musicale pour un résultat réussi et généreux.

L’ascension d’Elton John dans l’industrie musical. De Reginald Dwight le jeune prodige à l’enfance difficile, à Elton John, la star internationale devenu l’icône pop rock de toute une génération.

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Copyright Paramount Pictures.

Un biopic sur un artiste incontournable, un réalisateur identique, la comparaison avec Bohémian Rhapsody est alors inévitable. Pourtant les films sont bien différents.

  • L’un sur Freddie Mercury nous présentant un univers réaliste assez propre finalement, mais nous embarquant instantanément via ses chansons dans une fosse de concert.
  • L’autre plus dur, plus sombre malgré la folie des séquences, m’a beaucoup plus émue, mais souvent frustrée. J’avais envie de chanter, de toutes les chanter, jusqu’au bout ! Je me demandais d’abord si cela était une question de droit, puis j’ai vu qu’Elton lui même était producteur. Cela doit donc être un choix plutôt artistique.

Pourtant la principal différence entre les deux œuvres est que « Rocketman » est une comédie musicale. Les morceaux servent à faire avancer l’intrigue de l’histoire, et sont donc interprétés en milieu de séquence. Et… vous connaissez mon amour pour les comédies musicales (les bonnes du style La La Land, pas les mauvaises telles que Les Misérables ), j’étais séduite au bout de quelques minutes.

Copyright Paramount Pictures.
Copyright Paramount Pictures.

L’aspect fantastique du film m’a beaucoup plu. Tout cet univers onirique colle à la peau de ce chanteur excentrique (peut-être presque pas assez). Et bien que cela ne soit pas un biopic du tout, j’ai pensé pendant toute la projection à un film que j’adore « Across the universe ». Comédie musicale utilisant tous les célèbres titres des Beatles et proposant un univers fou et attachant.

J’ai du mal à me positionner quand à un certain ressentie. La sinistre facette de l’oeuvre me captivait, mais je dois avouer que les photos et textes de fin de séance transpiraient la mégalomanie. Et en même temps, Elton est toujours vivant et est même producteur du film. Je n’arrive pas à distinguer la fiction du vrai. Le scénariste Lee Hall (ayant débuté au cinéma avec Billy Elliot) s’est inspiré de la vie de Reginald Dwight pour nous proposer un long-métrage percutant. Mais j’ai le sentiment qu’Elton s’en est mêlée, cela ressemble vraiment à une libération, un réglage de comptes.

SPOIL : Rocketman débute d’ailleurs par l’entrée d’Elton en ange déchu. Il quittera petit à petit sa tenue pour redevenir l’homme qui l’est. On comprend que tout le film parle d’une renaissance.

Copyright Paramount Pictures.
Copyright Paramount Pictures.

Avant de terminer je ferai comme d’habitude mon aparté casting. Surtout qu’ici, il mérite des applaudissements. Contrairement à Rami Malek dans Bohémian Rhapsody, Taron Egerton (Elton John) porte des costumes de dingues et chante vraiment. Une performance qui mérite d’être remarquée ! Dexter avait déjà travaillé avec le jeune comédien dans le film Eddie The Eagle (je crois que j’ai un faible pour les œuvres britanniques).

Mais ce n’est pas le seul. Richard Madden (John Reid alias Rob Stark), Jamie Bell (Bernie Taupin, alias Billy Elliot, oui le monde est petit), ou encore les jeunes Matthew Illesley (Reginald enfant)/Kit Connor (Reginald ado) s’en sortent haut la main. Bravo pour vos prestations messieurs.

Côté filles, on retrouve Bryce Dallas Howard (Sheila Eileen, la mère d’Elton). Et bien que j’adore son père, j’ai toujours eu un peu de mal avec cette actrice jusqu’à présent. Même si cela est anti-féministe au possible, j’étais obnubilée par sa prise de poids. Shame on me. Il faut dire que son personnage n’était pas vraiment crédible puisque le jeune Reginald grandit mais sa mère ne semble pas vieillir. J’étais perturbée…

Bref, je n’avais pas eu l’occasion de le voir à Cannes et me suis précipitée en salle dès que j’ai pu. Je vous conseille grandement ce moment de cinéma en chansons. Vous m’en direz des nouvelles !

Ci-dessous la bande-annonce :

Et pour les jeunes générations qui n’auraient jamais entendu d’Elton (OMG ça existe), rendez-vous par ICI 🙂

3 pensées sur “Rocketman

  • 5 juin 2019 à 21 h 24 min
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    Je valide complètement 🙂
    Le style comédie musicale j’étais un peu perplexe car je ne connais pas énormément de musiques d’Elton John, mais ca passe nickel !
    Un immense salut à l’acteur principal pour son interprétation.
    D’ailleurs j’ai trouvé que pour un biopic produit par Elton John il ose s’acharner un peu sur sa vie et montrer les côtés négatifs. Après les photos à la fin ne m’ont pas choqué je l’ai vu comme un « qu’est-il devenu » comme dans beaucoup d’histoires vraies.

  • 5 juin 2019 à 23 h 32 min
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    Non mais non, je suis sûre que tu connais au moins 10 tubes ^^
    Ouais… pour les photos j’ai plutôt vu ça comme du « et mais je suis un type bien hein ». Après, je comprend aussi ce besoin de le dire pour se rassurer et avoir une meilleure estime de soi quant on a touché le fond.

  • 10 juin 2019 à 10 h 24 min
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    J’avoue qu’il est vraiment parti de loin et bien descendu, je ne savais pas tout ca. Mais j’ai adoré le film 🙂

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