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Il y a quelques jours, nous prenions la direction habituelle de notre Gaumont Multiplexe de Montpellier pour profiter d’une nouvelle avant première « Tout le monde debout », en présence de son réalisateur/acteur Franck Dubosc et de son actrice principale, la pétillante Alexandra Lamy.

Une comédie que j’ai grandement appréciée. Je ne suis pourtant pas une grande adepte de Franck Dubosc. Son personnage séducteur ne me fait pas particulièrement rire, bien que je dois admettre avoir souri dans Camping. Quoi qu’il en soit le cinéaste ose aller jusqu’au bout des blagues, sans tabou, protégeant sûrement ses vannes déplacées par le fait qu’il partage la vie d’une personne en fauteuil roulant, sa mère.

Jocelyn est un homme d’affaires en plein essor. Dragueur et menteur, il passe sa vie à courtiser de jeunes femmes. Suite à plusieurs quiproquos, il se retrouve à séduire une femme en se faisant passer pour une personne paraplégique, jusqu’à cette soirée, où elle lui présenta sa soeur, elle aussi en fauteuil roulant…

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Alors oui, le synopsis ne m’inspirait pas du tout. Pour tout dire, heureusement que je n’avais rien lu avant de m’assoir en salle.

J’avais peur de faire face à quelque chose de lourd, où à l’inverse, un film bridé par son sujet. Et bien pas du tout. Le long-métrage casse rapidement les codes. Le personnage de Jocelyn, interprété par M. Dubosc, forme un binôme qui fonctionne à la perfection avec Florence (Alexandra Lamy). Un grand bravo également à Elsa Zylberstein (Marie, la secrétaire de Jocelyn) et Gérard Darmon (Max, le meilleur ami de Jocelyn).

Le film n’a peur de rien. Le réalisateur propose au grand public nombreuses blagues que l’on aurait peut-être pas osé faire sur le handicap (ma voisine de salle me disait souvent « c’est limite quand même »). Entre vannes et émotion, l’équilibre est présent. Pour une premier essai derrière la caméra, je dis sincèrement bien joué !

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L’équipe est venue nous rendre visite en début de séance, ce qui était forcément moins évident pour le débat. Mais le public nous a fait rire. Entre ceux qui n’appréciaient pas l’auteur et ceux que le handicap gênait, c’était plutôt mal barré. Il est vrai que le sujet du fauteuil roulant est délicat. Une personne du public a d’ailleurs repris Franck Dubosc, se permettant de lui conter son histoire, affirmant que c’était toujours la même chose quand le handicap nous tombait dessus. C’est avec beaucoup de courage que Monsieur Dubosc a défendu son oeuvre, nous apprenant au passage sa propre histoire avec une personne handicapée.

Autre information, le réalisateur nous a confié que pour son premier film, il était indispensable que Gérard Darmon ait un rôle (suite à l’un de ses premiers projets), et que le choix d’Alexandra lui avait paru évident. Cette dernière s’étant longuement entraînée pour ne plus avoir besoin de ses jambes sur le tournage (elle nous disait même avoir fait 2 mois de paratennis pour se mettre à niveau).

Avant de terminer, j’ajouterai un petit mot sur le placement produit. L’équipe du film a remercié en salle des personnes présentent de I-Run, société au sein de laquelle travaille Jocelyn. Le hasard a voulu que je sois à côté lors de mon passage au parking. J’ai ainsi appris qu’un tel placement produit avait coûté dans les 300 000 euros à la marque. Plutôt intéressant pour la production !

Bref, une comédie française originale et drôle. A voir sans hésitation lors de sa sortie en salle le 14 mars prochain.

Ci-dessous la bande-annonce :

PS/ Et non, je n’ai pas de photos souvenirs à vous partager de la soirée cette fois-ci 🙁 

  • Laura Avr 21, 2018

    Ah ouais quand même pour le placement produit, mais bon c’est le jeu aussi ! J’ai loupé le film en salle mais j’adore les acteurs malgré un sujet délicat.

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