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Hhhhaaaaa, « Venom » #soupir. J’attendais tellement ce film. Et ma crainte fût extrêmement grande lorsque j’ai découvert une presse qui détruisait totalement l’oeuvre de Ruben Fleischer (Zombieland, Gangster Squad…).

Sans plus attendre, je me rendait en salle (iMax 3D toujours) pour découvrir ce nouveau anti-héros. Et bien, à ma grande surprise, je suis loin d’avoir trouvé cela catastrophique. Venom est le produit américain auquel on pouvait s’attendre. Mais quand est-ce que le monde comprendra que le cinéma est à la fois un Art et un business ? Il faut un peu des deux pour que l’on puisse profiter de cette « industrie » encore longtemps (d’ailleurs souvenez-vous, il n’est pas rare de voir des réalisateurs sortir des blockbusters afin de pouvoir financer des projets plus indépendants).

Ce genre d’oeuvre plait au plus grand nombre, pourquoi les en priver ? Je comprends cette révolution anti-marketing, cela m’insupporte également par moment, mais il est temps de réaliser que dans la vie, tout est affaire de dosage. On ne peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre et la crémière.

Le Dr. Carlton Drake a pour ambition de sauver l’humanité. Et cela au prix de nombreux sacrifices. Le laboratoire a ramené sur terre des symbiotes afin d’étudier les mutations du corps humaine. Mais ces aliens prennent possession de corps humain et agissent ensuite de manière autonome. Le journaliste Eddie Brock qui enquêtait sur les pratiques immorales du laboratoire, a rapidement été licencié. Mais sa curiosité l’aura amené au mauvais endroit au mauvais moment. Venom, un des symbiotes rapatriés par les scientifiques, a décidé de prendre possession de son corps…

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Venom est un parfait exemple du fonctionnement de l’industrie du cinéma aux Etats Unis. On ne peut absolument pas nier que ce film est un produit. La machine Sony/Marvel est lancée pour faire son score au box office, et ils mettront tout en oeuvre pour y arriver.

Mais contrairement à certaines hontes du cinéma, comme récemment Alad’2, nous sommes ici face à un long-métrage qui a su proposer un scénario qui tienne la route et conserve une certaine esthétique.

Alors évidemment, l’acteur principal, Tom Hardy (Eddie Brock/Venom) le premier nous a parlé de scènes coupées. Mais cela ne fait que me motiver encore plus à découvrir la version longue lors de sa sortie blu-ray.

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Les réalisateurs sont souvent remis en cause lors de telles décisions. Mais il faut savoir que l’industrie américaine ne fonctionne pas comme chez nous. Le final cut est souvent donné par la production, et les décisions finales souvent de l’ordre du business. Si l’on souhaite proposer un film grand public et donc éviter les censures d’âge par exemple, un certain lissage est nécessaire.

Les scènes un peu trop hard ont donc surement été coupées pour le malheur des cinéphiles (je dois avouer que je m’y étais préparée). Mais la cible, c’est à dire les familles qui ne vont au cinéma que quelques fois par an pour les grandes sorties, n’y verront que du feu. La salle semble grandement avoir apprécié. Et pour m’y être rendue avec ma mère, je dois dire que suite à ses réactions (se cacher par moment sous son gilet), j’arrive à comprendre la censure pour plaire au plus grand nombre (même si je ne vous cache pas que comme tout bon cinéphile qui se respecte, j’aurai apprécié plus d’audace et mise donc tout sur ces fameuses scènes coupées). Je n’ai aucun doute sur le faite que ce côté alter-ego pouvait aller plus loin. Tom Hardy en avait le talent, et Venom en laissait l’opportunité. Dommage.

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Mais j’ai du mal à comprendre cet acharnement de la presse. On sait absolument à quoi s’attendre en entrant en salle, et je trouve qu’ils prennent parfois un peu trop à cœur leur rôle d’anti-commercial. Il est vrai, ce long-métrage peut avoir la saveur d’un blockbuster old school, mais, heureusement les reviews ont changé depuis, et le film s’en sort avec une note moyenne qui est pour le coup justifiée.

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Exemple de critiques qui n’ont, je trouve, aucun sens, à part celui de sortir une punchline journalistique buzzante.

Voilà déjà quelque chose de plus raisonné :

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Niveau FX j’ai trouvé ça dingue. Une fois de plus, cela est sûrement dû à la qualité de la projection en iMax 3D. Je n’arrive plus à m’en passer, l’image est tellement parfaite. Enfin, j’ai été bluffée par le travail des fluides et j’ai adoré les tableaux proposés par le réalisateur, notamment sur les scènes d’actions finales et les échanges entre les 4 symbiotes et humains.  Bravo aux équipes ayant travaillé sur le film (la liste était longue, et cela nous a valu un générique interminable). Je dois dire que là, je ne comprends pas ceux qui n’ont pas apprécié les effets visuels, et si vous en faites partie, n’hésitez pas à me laisser en commentaire vos arguments.

Pour revenir sur le scénario simpliste, j’ai trouvé que Sony s’en sortait mieux que d’habitude. Leur association avec Marvel a fonctionné. On y retrouve une forme d’humour mainstream qui s’adapte parfaitement à cette catégorie de divertissement.

Côté casting, évidemment Tom Hardy est bien plus puissant que le rôle qui lui est proposé. Mais il fait le buzz, c’est ce que voulait l’équipe. Il n’y a qu’à voir la stratégie marketing développée derrière pour le comprendre.

On prend une brute, on le fait répondre à des questions d’enfants et on le met avec des petits chiens, impecc !

 

Ils sont forts ces PR américains.

Le reste de l’équipe est notamment composé de la grande et magnifique Michelle Williams (Anne, l’ex petite amie d’Eddie) mais aussi de Riz Ahmed (Dr. Carlton Drake) que l’on voit de plus en plus sur nos écrans.

On a beau être chez Sony, on conserve les formules qui fonctionnent de chez Marvel. Stan Lee a donc fait son cameo, et c’est sans grande surprise que nous avons sagement attendu les scènes post-générique.

La première nous est rapidement proposée. En plus, nous avons patienté sur un morceaux qui signe le retour d’Eminem, je dois dire que je ne me plaignais pas du tout 🙂 La séquence nous laisse à penser que Venom reviendra (mais bon, on s’en doutait un peu).

S’enchaîne ensuite plus de 15 minutes de génériqueeeeee (c’est pour ça aussi que je déteste détruire une réalisation où il y a eu tant de travail. La production n’a pas engagé des milliers de bras cassés. Il faut arrêter d’exagérer). Et finalement, nous visionnons en exclusivité quelques minutes du prochain dessin animé de chez Sony : Spider man : into the spider-verse. J’ai adoré cet esprit comics et m’empresserai d’aller découvrir l’oeuvre en salle en décembre prochain.

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Avant de terminer, si vous avez l’occasion de voir le film en VO je vous le conseille sincèrement. Je ne sais pas si c’est que je me suis réellement accoutumée aux véritables voix de Michelle W. et Tom H, mais le doublage français n’est vraiment pas terrible.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai pris la défense du film qui ne méritait pas tant de négativité de la part des professionnels. Bien entendu on reste sur une formule qui marche. Venom n’apporte donc rien d’exceptionnel, mais permettra à ses spectateurs de se divertir en famille.

Ci-dessous la bande-annonce :

PS/ Je ne l’avais pas visionnée et vous conseille de faire de même si vous êtes patient, cela vous permettra d’en prendre plein la vue sur certains plans.

Et pour ceux que ça intéresse, voici l’histoire de Venom en Comics depuis 1984 :

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